Résumé du mois

Les précipitations d’août ont été plus importantes que celles du mois précédent. Elles ont été concentrées sur la seconde moitié du mois et restent déficitaires sur l’ensemble du territoire normand. Si les pluies efficaces restent souvent positives sur ce mois, il n’en demeure pas moins que les sols normands continuent d’afficher un indice d’humidité extrêmement faible et bien inférieur aux normales saisonnières.

Sur les cours d’eau normands, l’absence de pluies jusqu’à mi-août, combinée à des températures toujours supérieures aux normales, n’a fait qu’empirer une situation déjà sèche en juillet, voire très sèche sur l’ouest de la région. Les débits les plus bas du mois ont souvent été observés entre le 15 et le 20 août, avant de légères remontées suite aux pluies de la fin du mois. A l’ouest de la région, ils atteignent des valeurs exceptionnellement basses sur la plupart des cours d’eau : les valeurs très basses de l’été 2022 sont au mieux approchées et assez souvent sous-passées. Des records secs sont proches ou également battus sur les cours d’eau du Pays de Bray ou dans le “centre” de la région sur les têtes de bassin versant de l’Avre, de l’Iton, de la Touques, de la Dives, de l’Orne et de la Sarthe. La fin de l’étiage 2026 nous dira si ces débits sont les plus bas de l’année (des valeurs plus basses en septembre et octobre ne sont pas à exclure) mais ces constats très étendus à l’échelle régionale permettent d’ores et déjà d’affirmer que l’étiage 2026 est une année exceptionnellement sèche sur nos cours d’eau normands. L’amont du bassin de l’Eure, la Calonne et les cours d’eau cauchois atténuent un peu ce portait très sec avec des situations souvent légèrement sous les normales.

Une aide à la lecture de l’hydrologie normande

La Normandie est une région à l’interface entre les formations anciennes du massif armoricain sur son tiers ouest, dites du socle, et les formations sédimentaires plus récentes du bassin parisien sur les deux tiers est. Ces deux entités géologiques s’opposent par leurs caractéristiques physiques en lien avec leur âge et leur origine. Cette diversité géologique, additionnée d’un gradient climatique ouest-est et sud-nord se traduit naturellement par une diversité de comportements hydrologiques sur le territoire. La carte ci-dessous présente le territoire couvert par les unités d’hydrométrie de la DREAL Normandie, ainsi que les 4 zones utilisées pour commenter chaque mois la situation hydrologique dans différents secteurs normands. Ce zonage (massif armoricain, bassin parisien sud-Seine, bassin parisien nord-Seine, pays de Bray) a été construit de sorte à proposer une synthèse de la situation hydrologique représentative d’un ensemble de bassins versants dont le fonctionnement hydrologique est généralement assez homogène.

Carte lithologique au 1/1000000 ème et répartition des quatre grands ensembles hydrologiques. Survoler un des ensembles pour obtenir des informations sur son fonctionnement.

Précipitations, pluies efficaces, humidité des sols et écart aux normales

Les cartes ci-dessous sont produites par la DREAL à partir des données de la chaîne de modélisation SIM de Météo-France. Elles peuvent donc présenter de légères différences avec une analyse issue d’une autre donnée d’entrée produite par Météo-France.

Sur 1 mois

Pour le mois de août, les pluies cumulées s’étendent entre 26 et 97 mm avec une moyenne de 54 mm. A l’échelle de la région, cela correspond en moyenne à des écarts aux normales de -11 mm soit -16 %.

Les cartes ci-dessous mettent en évidence une situation de déficit pluviométrique en août, celui-ci étant toutefois moins marqué que le mois précédent. En effet, si la première quinzaine du mois d’août a été très sèche, la deuxième quinzaine a connu plusieurs vagues orageuses permettant à la région de recevoir des cumuls de précipitations plus conséquents qu’en juillet.

Lors de certains de ces épisodes orageux de fin de mois, les cumuls enregistrés ont été élevés, notamment le 21/08 à Dieppe (23 mm) et le 27/08 à Rouen (37,1 mm). Sur le mois, les secteurs les plus arrosés se situent dans la vallée de la Touques, le centre du pays de Caux et, très ponctuellement, sur l’amont du bassin versant de l’Eure.

Plus globalement et malgré ces pluies localement plus fortes qu’ailleurs, la région reste globalement en déficit par rapport aux normales d’un mois d’août. Les seuls secteurs à afficher un excédent pluviométrique sont les trois zones citées précédemment : les cumuls y sont compris entre 75 mm et 100 mm. Une fois n’est pas coutume, c’est dans le département de la Manche que l’on rencontre les déficits les plus marqués (entre -25 mm et -50 mm dans le nord et la frange côtière au sud-ouest du département).

Les pluies efficaces, quant à elles, s’échelonnent entre -1 et 68 mm avec une moyenne de 20 mm. A l’échelle de la région, cela correspond en moyenne à des écarts aux normales de 15 mm.

Sous l’effet des précipitations plus soutenues en deuxième partie de mois, les pluies efficaces sont donc légèrement positives et supérieures aux normales sur la quasi-totalité de la région. Les valeurs les plus faibles sont observées principalement sur le département de la Manche, l’ouest de l’Orne et l’extrême pointe de Caux.

*Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l'écart absolu (en mm)  aux normales 1991-2020 sur la même période.*

Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l’écart absolu (en mm) aux normales 1991-2020 sur la même période.

Sur 12 mois

Sur les 12 derniers mois, les pluies cumulées s’étendent entre 518 et 1052 mm avec une moyenne de 726 mm. Cela correspond en moyenne régionale à des écarts aux normales de -133 mm soit -16 %.

Sur les douze derniers mois, la pluviométrie varie donc du simple au double à l’échelle régionale, avec des précipitations classiquement plus conséquentes sur la partie ouest (Massif armoricain) et sur le Pays de Caux. Toutefois, par rapport aux normales, la situation est légèrement différente. On observe un déficit prononcé sur le Pays de Bray, avec des valeurs inférieures de plus de 200 mm par rapport aux normales.

Les zones les plus épargnées se trouvent quant à elles sur le centre et le sud du Massif armoricain, ainsi que sur le bassin versant de l’Eure, au sud-est de la région (entre 0 et -100 mm).

Les pluies efficaces, quant à elles, s’échelonnent entre 97 et 481 mm avec une moyenne de 255 mm. Cela correspond en moyenne régionale à des écarts aux normales de -57 mm.

Elles restent donc positives sur l’intégralité de la région même si celles sont souvent inférieures aux normales. Comme pour les cumuls de précipitations, c’est le sur le pays de Bray que l’on retrouve les déficits les plus marqués (entre 200 mm et 300 mm). A contrario, le centre et le sud de la Manche affichent toujours des valeurs légèrement excédentaires (100 à 200 mm).

*Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l'écart absolu (en mm)  aux normales 1991-2020 sur la même période.*

Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l’écart absolu (en mm) aux normales 1991-2020 sur la même période.

Chronologie par ensemble hydrologique

Les graphiques ci-dessous mettent bien en évidence les successions de déficit pluviométrique très marqué des mois de mars, avril, juin et juillet. Celui du mois d’août reste plus mesuré mais généralisé sur les 4 grands ensembles hydrogéologiques.

Par ailleurs, l’écart aux normales des précipitations sur 12 mois, illustré par la courbe verte, reste bien ancré à des valeurs négatives et ceux depuis le printemps 2025. Au cours de ces douze derniers mois, février 2026 reste le seul désormais à présenter un excédent pluviométrique significatif.

A la fin du mois, l’écart aux normales des précipitations annuelles (courbe verte) par ensemble hydrologique se distingue comme suit:

  • -10 % pour le Massif armoricain;
  • -16 % pour le Bassin parisien sud-Seine;
  • -21 % pour le Bassin parisien nord-Seine;
  • -27 % pour le Pays de Bray.

Anomalie de précipitation (en %) mensuelle et annuelle pour chaque secteur hydrologique. L’anomalie mensuelle est représentée sous forme de barres représentant le déficit (rouge) ou l’excédent (bleu) de pluie. L’écart absolu est également indiqué en survolant la barre. L’anomalie annuelle est représentée par la courbe continue verte, elle est calculée sur 12 mois glissants : la valeur pour un mois donné est calculée à partir des barres des 12 mois précédents.

Humidité du sol

En moyenne mensuelle, pour ce mois de août, l’indice d’humidité des sols est compris entre 0.04 et 0.22 avec une moyenne de 0.11. Les écarts aux normales s’étendent entre -83% et -48% pour une moyenne de -68%.

Au 1ᵉʳ septembre, les sols restent extrêmement secs sur la région. En effet, les cartes ci-dessous montrent que malgré les précipitations de la deuxième quinzaine du mois d’août, l’indice d’humidité des sols est proche de 0. Cette situation est particulièrement observable sur les deux tiers ouest de la région.

Par rapport aux normales, les sols présentent un déficit hydrique très marqué, en particulier sur le centre de la Manche, le Pays de Bray et le pourtour d’Alençon.

*Répartition de l’indice d’humidité des sols «SWI» (de l’anglais Soil Wetness Index). Il représente, sur une profondeur d’environ deux mètres, l’état de la réserve en eau du sol par rapport à la réserve utile (eau disponible pour l’alimentation des plantes). Si le SWI est égal à 0, le sol est très sec et les végétaux ne peuvent plus en tirer d’eau, tandis que si le SWI est égale à un le sol à atteint sa réserve utile. Le SWI peut être inférieur à 0 (stress hydrique) ou supérieur à 1 (dépasse la réserve utile).*

Répartition de l’indice d’humidité des sols «SWI» (de l’anglais Soil Wetness Index). Il représente, sur une profondeur d’environ deux mètres, l’état de la réserve en eau du sol par rapport à la réserve utile (eau disponible pour l’alimentation des plantes). Si le SWI est égal à 0, le sol est très sec et les végétaux ne peuvent plus en tirer d’eau, tandis que si le SWI est égale à un le sol à atteint sa réserve utile. Le SWI peut être inférieur à 0 (stress hydrique) ou supérieur à 1 (dépasse la réserve utile).

Situation hydrologique

Cartographie et distribution statistique sur la région

Carte des débits de base (Q3Jn)

Le débit de base des cours d’eau, est représenté par la variable Q3Jn mensuel. Par rapport au mois précédent, les débits de base évoluent en moyenne de:

  • -30% [-72%; -4%] pour le Massif armoricain avec une période de retour moyenne de 20 ans sec contre 16 ans sec le mois précédent;

  • -8% [-31%; 3%] pour le Bassin parisien sud-Seine avec une période de retour moyenne de 5 ans sec contre 5 ans sec le mois précédent;

  • -6% [-23%; 1%] pour le Bassin parisien nord-Seine avec une période de retour moyenne de 3 ans sec contre 3 ans sec le mois précédent;

  • -18% [-24%; -11%] pour le Pays de Bray avec une période de retour moyenne de 26 ans sec contre 16 ans sec le mois précédent.

Le mois d’août marque le cinquième mois consécutif de baisse généralisée des débits de base à l’échelle de la région, avec un rythme de tarissement comme d’habitude plus marquée sur les cours d’eau du massif armoricain et le Pays de Bray. Ils sont globalement atteints avant le 19 août, soit avant les premières pluies de fin de mois. Seules quelques stations très inertielles du Pays de Caux ne présentent pas encore de réaction à ces précipitations.

Pour la moitié des stations normandes, le débit de base du mois d’août compte parmi les trois plus faibles jamais observés en août. Il s’agit même du plus faible pour un quart d’entre elles. Cette situation touche particulièrement le massif armoricain, où plus d’un tiers des stations affichent des valeurs records pour un mois d’août : c’est le cas notamment dans le Bessin (Drôme, Seulles), sur la Vire aval et la Souleuvre, dans le centre Manche (Sienne, Airou, Soulles), dans le Cotentin (Divette, Douve, Petit Douet, Trottebec), ainsi que sur l’Orne moyenne et ses affluents (Rouvre, Cance) et sur la Mayenne amont. Le bassin parisien sud-Seine, est également concerné, avec plusieurs stations présentant des valeurs records pour le mois d’août, comme sur la Charentonne, l’Hoëne et la Touques. Plusieurs cours d’eau instrumentés sont par ailleurs restés en assec durant la quasi-totalité du mois d’août : on peut citer la Druance à Périgny, le Sarthon à Ravigny et la Risle à Barquet, ainsi que la Souleuvre à Carville et l’Avre à Saint-Christophe-sur-Avre, déjà en assec en juillet.

La situation statistique reste proche de celle de juillet, avec toutefois une dégradation observée sur certains bassins, notamment dans le centre Manche. Sur le massif armoricain, la dynamique de tarissement sévère engagée depuis début juin s’est poursuivie jusqu’aux pluies de fin août, faisant basculer une grande partie des stations dans une situation d’extrême sécheresse généralisée, au-delà de la vingtennale sèche.

À l’est, le Pays de Bray continue de se distinguer du reste de la Seine-Maritime par des débits particulièrement faibles (en-dessous des valeurs vingtennales sèches du mois d’août également), malgré une évolution statistique plus modérée qu’en juillet.

Au nord de la Seine-Maritime, les bassins de l’Yères et la Bresle marquent également une nette spécificité par rapport à leurs voisins cauchois au sud : moins soutenus pas les apports de nappe, elles résistent moins bien à la séquence sèche et chaude de ce printemps - été 2026 et présentent des débits de base inférieurs aux valeurs décennales sèches d’un mois d’août.

Sur le reste du bassin parisien, les cours d’eau prenant leur source dans le secteur du Perche (Touques, Risle, Charentonne, Iton, Avre, amont de la Sarthe et de l’Orne) présentent également des débits très faibles, inférieures aux valeurs décennales sèches d’août. Cette situation s’atténue progressivement en descendant vers l’aval de ces bassins, où les écoulements bénéficient davantage du soutien des nappes, favorisé par une recharge hivernale correcte. Le Pays de Caux et les secteurs aval de l’Eure, de l’Iton et de la Risle restent ainsi parmi les secteurs les moins affectés.

En guise de bilan globalisé à l’échelle régionale, la moitié des stations suivies présentent une situation plus que décennale sèche, et 40 % d’entre elles dépassent plus que vicennale sèche (contre 30 % en juillet), confirmant la poursuite de la dégradation de la situation hydrologique régionale en août et le caractère exceptionnel de l’étiage 2026 au regard des chroniques passées.

Qualification statistique saisonnière du débit de base. Chaque point correspond à un site hydrométrique. Il est coloré en fonction de la rareté de la variable Q3Jn du mois en cours relativement aux statistiques de ce mois de l’année. Le survol avec la souris d’un site sur la carte à gauche permet de visualiser son nom et de repérer ce même site sur le graphique à droite, et inversement. Dans le graphique de droite, les sites sont regroupés au sein des 4 grands ensembles hydrogéologiques . Les sites de la Seulles à Tierceville, l’Orne à La Courbe, à Grimbosq, à Thury-Harcourt, la Laize à Fresney-le-Puceux, la Béthune à Saint-Aubin-le-Cauf, l’Epte à Fourges et l’Andelle à Vascoeuil présentent la particularité d’avoir leur bassin versant à cheval sur deux ensembles hydrologiques : ils ont été positionnés au sein d’un de ces deux ensembles, mais peuvent, de fait, présenter une situation hydrologique hydride. Enfin, certains sites identifiés comme focus (anneau noir) font l’objet de commentaires détaillés dans la section suivante.

Carte des débits moyens mensuels (QMM)

Le débit moyen mensuel QmM est une variable qui intègre l’ensemble des écoulements mesurés sur le mois. Il est donc au moins supérieur ou égal au Q3Jn et sera d’autant plus élevé qu’il a beaucoup plu sur le mois considéré. Par rapport au mois précédent, les débits moyens mensuels évoluent en moyenne de:

  • -25% [-61%; -3%] pour le Massif armoricain avec une période de retour moyenne de 22 ans sec contre 17 ans sec le mois précédent;

  • -4% [-31%; 13%] pour le Bassin parisien sud-Seine avec une période de retour moyenne de 6 ans sec contre 7 ans sec le mois précédent;

  • -6% [-21%; 1%] pour le Bassin parisien nord-Seine avec une période de retour moyenne de 4 ans sec contre 4 ans sec le mois précédent;

  • -10% [-19%; 3%] pour le Pays de Bray avec une période de retour moyenne de 22 ans sec contre 18 ans sec le mois précédent.

Les quelques pluies survenues en fin de mois n’ont pas permis d’inverser la tendance : les débits moyens mensuels continuent de baisser sur la majeure partie des cours d’eau normands, mais cette baisse est en moyenne plus limitée qu’en juin et juillet. Comme pour les débits de base, le contraste est-ouest reste à nouveau marqué, avec :

- une baisse importante et généralisée sur le massif armoricain, à l’exception de la Souleuvre à Carville, qui retrouve des écoulements après un assec de près d’une mois et demi ;

- une baisse plus modérée dans le pays de Bray et le bassin parisien, où l’on observe même ponctuellement quelques hausses significatives, à l’image de l’Ancre à Cricqueville-en-Auge (+13 % par rapport à juillet).

Fait notable, ce n’est pas dans le centre Manche, secteur qui enregistre pourtant les plus fortes diminutions des débits de base ce mois-ci, que les débits moyens mensuels affichent leurs plus fortes baisses. Les plus fortes baisses sont en effet observées sur le bassin versant de l’Orne : Orne à Grimbosq (-36%), Rouvre à Ségrie-Fontaine (-58 %), Noireau à Saint-Pierre-d’Entremont (-42 %) et à Cahan (-30 %), ainsi que sur la Mayenne à Ambrières-les-Vallées (-56 %) et à Madré (-44 %). Ces baisses sont directement liées à de plus faibles cumuls pluviométriques mensuels survenus en fin de mois d’août sur ces bassins versants.

Comme pour les débits de base, la moitié des stations normandes suivies présentent des débits mensuels figurant parmi les trois plus faibles observés pour un mois d’août depuis le début des enregistrements. Pour un quart d’entre elles, il s’agit même du plus faible débit d’août jamais enregistré.

D’un point de vue statistique, on observe une sensible dégradation de la situation dans la Manche, notamment sur l’Airou au Mesnil-Rogues, la Sée à Chérencé-le-Roussel et la Douve à Sottevast qui basculent en août dans une situation vingtennale sèche. C’est le cas également sur la Rouvre à Ségrie-Fontaine, le Noireau à Saint-Pierre-d’Entremont, l’Orne à Grimbosq, et l’Epte à Saumont-la-Poterie dans le Pays de Bray cette fois.

À l’inverse, une amélioration est observée sur les secteurs plus arrosés de l’Eure amont, où l’Eure à Charpont (+9 %) et à Saint-Luperce (+6 %) se rapprochent des normales.

Sur l’ensemble des stations suivies dans ce bulletin, plus de la moitié présentent des débits mensuels ayant une fréquence de retour au moins décennale sèche, et vingtennale sèche pour un tiers d’entre elles.

Qualification statistique saisonnière du débit moyen mensuel. Chaque point correspond à un site hydrométrique. Il est coloré en fonction de la rareté de la variable QMM du mois en cours relativement aux statistiques de ce mois de l’année. Le survol avec la souris d’un site sur la carte à gauche permet de visualiser son nom et de repérer ce même site sur le graphique à droite, et inversement. Dans le graphique de droite, les sites sont regroupés au sein des 4 grands ensembles hydrogéologiques . Les sites de la Seulles à Tierceville, l’Orne à La Courbe, à Grimbosq, à Thury-Harcourt, la Laize à Fresney-le-Puceux, la Béthune à Saint-Aubin-le-Cauf, l’Epte à Fourges et l’Andelle à Vascoeuil présentent la particularité d’avoir leur bassin versant à cheval sur deux ensembles hydrologiques : ils ont été positionnés au sein d’un de ces deux ensembles, mais peuvent, de fait, présenter une situation hydrologique hydride. Enfin, certains sites identifiés comme focus (anneau noir) font l’objet de commentaires détaillés dans la section suivante.

Evolution pluri-annuelle

On visualise bien sur le diagramme pluri-annuel ci-dessous:

  • la fin de l’étiage 2023 qui aura été marqué sur les cours d’eau du bassin parisien au sud de la Seine, du bassin de l’Eure jusqu’au bassin de la Dives, en passant par l’amont des bassins de l’Huisne et de la Sarthe. Les cours d’eau du Pays de Caux au nord de la Seine, du Pays de Bray et du massif armoricain ont globalement mieux résisté à cet étiage 2023 ;

  • sur tous les cours d’eau normands, la rupture très marquée qui est survenue en novembre 2023, faisant basculer les débits des cours d’eau dans une situation plus humide que les normales. Sur une longue période d’un an et demi environ s’étendant jusqu’au printemps 2025, les débits des cours d’eau se sont maintenus le plus souvent au-dessus des normales saisonnières de façon quasi continue, avec deux hivers successifs particulièrement humides, un printemps 2024 arrosé ponctué de crues tardives et localement fortes et enfin un étiage 2024 très peu marqué entre les deux ;

  • à compter de la fin de l’hiver 2024-2025, un glissement progressif en 2025 vers une situation proche des normales sur le Pays de Bray et les autres cours d’eau du bassin parisien et à nouveau nettement sèche sur les cours d’eau du massif armoricain qui ont connu un étiage 2025 marqué sans être exceptionnel (moins marqué qu’en 2022 et 2026) ;

  • l’année 2026 qui a débuté sur une situation contrastée. Après une aggravation de la situation hydrologique en janvier en l’absence de précipitations hivernales significatives, notamment sur le massif armoricain et le bassin parisien au sud de la Seine, le mois de février a marqué un net retournement de situation qui a permis à la majorité des cours d’eau de la région de basculer à nouveau dans une situation humide ou proche des normales, en particulier sur le massif armoricain, le pays de Bray et le bassin parisien sud-Seine;

  • cette période d’excédents n’aura finalement été que de courte durée puisque les mois d’avril, de mai puis de juin marquent un retour net sur ces trois secteurs à une situation sèche, voire très sèche sur les cours d’eau du massif armoricain à partir de juin et également sur le Pays de Bray à partir de juillet.

Evolution mensuelle de la qualification statistique du débit de base (Q3Jn). Ce diagramme permet de visualiser pour l’ensemble des sites utilisés dans ce bulletin, mois par mois depuis 3 ans, la rareté du débit de base pour le mois considéré. Chaque site est représenté par une ligne à l’intérieur de laquelle chaque case correspond à un mois. La couleur de la case représente la période de retour du Q3Jn de ce site pour ce mois. Le nom du site et la date d’observation du Q3Jn de chaque mois est accessible en survolant le graphique, case par case. Analysé site par site, par grand ensemble hydrogéologique ou à l’échelle complète de la Normandie, ce diagramme donne à voir les grandes tendances hydrologiques sur une profondeur de 3 ans.

Dynamique hydrologique sur l’année et sur le mois : focus sur quelques sites

Les hydrogrammes présentés ci-après illustrent de façon plus détaillée la situation hydrologique de quelques cours d’eau dont les comportements sont jugés soit représentatifs ce mois-ci des 4 grands ensembles hydrologiques de la région soit, au contraire, présentent un caractère singulier utile à commenter. Les stations identifiées en focus dans les cartes précédentes sont utilisées à cette fin. Les graphiques couvrent une période de 3 ans environ, permettant ainsi de suivre l’évolution des débits journaliers des derniers mois et de comparer d’une année à l’autre la situation pour une même saison.

Nous invitons le lecteur pour un suivi fin et sur de plus longues périodes, à se référer à la plateforme de suivi de la situation hydrologique normande, ou encore directement sur l’HydroPortail.

Pays de Bray

Sur l’Epte amont à Saumont-la-Poterie dans le Pays de Bray, les débits sont sous les normales quasiment en continu depuis fin mars. Ils ont poursuivi leur baisse jusqu’à mi-août, aboutissant à une situation plus que vingtennale sèche. Que ce soit pour les débits les plus bas du mois, ou le débit moyen mensuel, le record est battu pour un mois d’août pour cette station ayant une vingtaine d’année d’historique. L’effet de pluies en fin de mois est léger mais bien visible.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Bassin parisien nord-Seine

Depuis plusieurs mois, c’est au nord de la Seine que l’on observe les situations hydrologiques les moins sèches de la région. Pour autant, les situations observées ne sont pas uniformes.

Sur les deux cours d’eau situés le plus au nord de la Seine-Maritime, l’Yères et la Bresle (représentés ce mois-ci par l’Yères à Touffreville), on retrouve les stations les plus affectées par la sécheresse 2026. Sur l’hydrogramme ci-dessous, on distingue très nettement la très faible recharge hivernale 2025-2026 et des débits en baisse continue depuis mars 2026. En prenant un peu plus de recul, on constate même que les débits sont durablement sous la médiane depuis août 2025. En août, les débits les plus bas du mois présentent une période de retour plus que décennale sèche pour un mois d’août, donc très sèche bien que les records pour cette station ne soient pas atteints. Le rebond observé fin août suite aux pluies de fin de mois n’a pour le moment qu’un effet très modéré.

Sur le Pays de Caux, zone la plus inertielle de la région, les débits évoluent moins vite et moins fortement que sur le reste du territoire. C’est le seul secteur où plusieurs cours d’eau arrivent encore à afficher des débits proches des normales. Certains présentent même une étonnante stabilité malgré une faible recharge hivernale (bien visible sur les deux hydrogrammes) et les déficits de pluies accumulés depuis le printemps. C’est le cas notamment sur la Durdent ou encore la Saâne ci-dessous à la station de Val-de-Saâne. Sur les autres cours d’eau cauchois, comme ici sur le Cailly amont à Cailly, le tarissement estival eust engagé même si les baisses se font à un rythme lent, propre à ces cours d’eau très soutenus par la nappe de la craie.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Bassin parisien sud-Seine

Cet ensemble hydrogéologique est celui qui présente cet été les situations les plus variées de la région. Si les débits y sont sous les normales - à quelques rares exceptions près -, les situations observées s’étalent de situations record sèches à des situations assez proches des normales.

La zone “château d’eau” regroupant les tête de bassins versants de l’Avre, de l’Iton, de la Charentonne, du Guiel, de la Touques, de la Dives, de l’Orne et de la Sarthe présente les situations les plus sèches. Sur l’hydrogramme de la Charentonne à La Trinité-de-Réville ci-dessous, on constate que les débits les plus bas du mois sont inférieurs aux valeurs vingtennales sèches depuis juin. Les débits les plus bas d’août 2026, comme le débit moyen mensuel ont battu les records d’un mois d’août sur cette station en service depuis 23 ans.

Ailleurs, même si la tendance a été à la baisse tout l’été, les situations sont moins rares : c’est le cas sur la Dives, ici à Beaumais, ou encore de l’amont du bassin de l’Eure, ici à la station de Charpont : les débits estivaux sont en-dessous des normales mais ne sont pas exceptionnellement bas.

Enfin, quelques rares stations s’illustrent par une remarquable résilience en cet été très sec : c’est le cas sur la Calonne dont les débits sont restés stables cet été, à l’image de quelques stations situées de l’autre côté de la Seine en Pays de Caux.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Massif armoricain

Ce secteur est sans ambiguïté le plus touché par la sécheresse de 2026. Moins soutenus pas les apports souterrains, les débits des cours d’eau ont baissé à un rythme élevé depuis le printemps et atteignent des valeurs souvent extrêmement faibles entre le 15 et le 20 août, avant de timides remontées suite aux pluies de la fin du mois.

Deux hydrogrammes ci-dessous illustrent le comportement moyen des stations de ce secteur : ceux de la Soulles à Coutances et de la Varenne à Saint-Fraimbault. Ils présentent au moins pour le second mois consécutif une situation plus que vingtennale sèche (4e mois consécutif pour la Soulles, avec un record de débit bas depuis 46 ans en août).

Le cas de la Souleuvre à la station de Carville illustre le cas extrême - mais malheureusement répandu cet été sur de nombreux ruisseaux plus petits - de l’assèchement complet : l’assec y aura été quasi-permanent de mi-juillet à fin août. La Druance voisine, affluent du Noireau ou encore le Sarthon, affluent de la Sarthe ont connu le même sort sur la même période, ainsi que de nombreux ruisseaux plus petits de ce secteur ouest-normand comme l’attestent les constats visuels effectués par l’OFB cet été dans le cadre de l’Observatoire Nationale Des Etiages (réseau ONDE : https://www.eaufrance.fr/observatoire-national-des-etiages).

Enfin, quelques cours d’eau font exception à ce tableau extrêmement sec sur ce secteur : on les retrouve dans la Manche, dans les secteurs granitiques, soit au sud (affluents sud de la Sélune, Sélune aval, affluent de la Sée et Sée aval, quelques côtiers entre Avranches et Granville) ou dans certains secteurs du Cotentin comme sur la Saire. Si le secteur du sud Manche a connu de forts cumuls pluviométriques l’hiver dernier, on soulignera ainsi que les fractures dans les granites altérés offrent une macroporosité propice à l’infiltration des pluies hivernales et à leur restitution estivale avec plusieurs mois de délai. Ci-dessous sur la Saire, les débits sont certes inférieurs aux normales mais n’atteignent pas les valeurs rares qu’on observe ailleurs. Son débit compris en août entre 500 et 600 l/s pour un bassin de 105 km2 a de quoi rendre jaloux celui de la Vire aval, compris entre 200 et 300 l/s à Saint-Lô en août pour un bassin d’une superficie 8 fois supérieure (870 km2) !

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Glossaire

Année hydrologique : période continue de douze mois choisie de façon à minimiser les reports hydrologiques d’une année sur l’autre. Elle débute à une date de l’année où les réserves sont au plus bas et est donc choisie en fonction des conditions climatiques de chaque région. En Normandie, celle-ci débute par convention au 1er septembre.

Évapotranspiration : quantité d’eau évaporée (à la surface du sol et des étendues d’eau) et transpirée par les plantes. Elle peut être potentielle (quantité d’eau potentiellement mis en jeu) ou réelle (quantité d’eau effectivement évapotranspirée).

Pluies efficaces : les pluies (ou précipitations) efficaces sont égales à la différence entre les précipitations totales et l’évapotranspiration réelle. Ces précipitations sont soit stockées, soit infiltrées (recharge des nappes) soit ruisselées.

Niveau piézométrique (ou par raccourci piézométrie): altitude ou profondeur (par rapport au sol) de la surface de la nappe souterraine.

Recharge des nappes: période/phénomène d’augmentation des niveaux des eaux souterraines. On parle régulièrement de recharge hivernale.

Vidange des nappes: période/phénomène de baisse des niveaux des eaux souterraines. On parle régulièrement de vidange estivale.

Débit de base / VCN3 / Q3Jn : il s’agit du débit du cours d’eau en l’absence de ruissellement consécutif à de récentes précipitations. La grandeur choisie pour le quantifier est le VCN3, débit moyen minimal calculé sur trois jours consécutifs pour une période donnée (mensuelle pour ce bulletin)

Hydraulicité : rapport du débit moyen sur une période donnée (mensuelle ou annuelle) à sa moyenne interannuelle sur cette même période. Elle permet de positionner simplement le débit d’une année ou d’un mois donné par rapport à l’année normale ou au mois normal.

Médiane : pour un échantillon de valeurs ordonnées, la médiane correspond à la valeur qui se trouve au point milieu de cette liste, permettant de couper l’ensemble des valeurs en deux parties égales (50%) en nombre de valeurs. Elle diffère de la moyenne de ces valeurs.

Fréquence ou Période de retour : la fréquence (au dépassement) d’un événement est la probabilité que cet événement soit atteint ou dépassé chaque année. La période de retour (ou récurrence) est l’inverse de la fréquence. Exemple : une crue décennale a, chaque année, une chance sur dix d’être atteinte ou dépassée

Débit mensuel quinquennal humide (resp. sec) : pour un mois considéré, c’est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 (resp. 4/5) d’être dépassé chaque année. Il permet de caractériser un mois calendaire de forte hydraulicité.

Débit de base quinquennal humide (resp. sec) : c’est le débit de base (Q3Jn) qui a une probabilité de 1/5 (resp. 4/5) d’être dépassé chaque année.

Tarissement d’une rivière: phénomène de décroissance régulière du débit en l’absence de précipitations et d’intervention humaine

Étiage : période de l’année hydrologique où le débit d’un cours d’eau est bas. Il s’établit par le tarissement progressif du cours d’eau peu ou pas entrecoupé de précipitations.