Résumé du mois

Le mois d’avril 2026 a été extrêmement sec sur l’ensemble de la région et fait d’ailleurs parti des mois les plus secs observés sur de nombreux pluviomètres normands depuis le début des enregistrements. En moyenne le mois est donc déficitaire et le bilan des pluies efficaces est logiquement négatif. Les écarts aux normales sur les pluies efficaces se creusent légèrement sur le pays de Bray et sur le nord du département de l’Orne. L’humidité des sols continue également de diminuer. Ce mois confirme donc la clôture de la période de recharge des nappes.

Sur les cours d’eau, le bilan de l’hiver hydrologique 2025-2026 est assez homogène : il aura été tardif et globalement peu humide, les crues s’étant concentrées sur le mois de février. En l’absence de pluies significatives en mars et avril, la tendance est désormais à la baisse généralisée sur les cours d’eau normands. Cette baisse aboutit à des débits déjà faibles pour un début de printemps dans une grande zone centrale de la région, qui regroupe l’ouest des cours d’eau drainant les formations du bassin parisien (de l’Iton amont à la Dives) et l’est des cours d’eau drainant les formations du massif armoricain (de la Vire à l’Orne, en intégrant la Mayenne au sud). Le sud-Manche, le bassin de l’Eure et les cours d’eau seino-marins (hors Pays de Bray) s’en sortent mieux pour le moment.

Une aide à la lecture de l’hydrologie normande

La Normandie est une région à l’interface entre les formations anciennes du massif armoricain sur son tiers ouest, dites du socle, et les formations sédimentaires plus récentes du bassin parisien sur les deux tiers est. Ces deux entités géologiques s’opposent par leurs caractéristiques physiques en lien avec leur âge et leur origine. Cette diversité géologique, additionnée d’un gradient climatique ouest-est et sud-nord se traduit naturellement par une diversité de comportements hydrologiques sur le territoire. La carte ci-dessous présente le territoire couvert par les unités d’hydrométrie de la DREAL Normandie, ainsi que les 4 zones utilisées pour commenter chaque mois la situation hydrologique dans différents secteurs normands. Ce zonage (massif armoricain, bassin parisien sud-Seine, bassin parisien nord-Seine, pays de Bray) a été construit de sorte à proposer une synthèse de la situation hydrologique représentative d’un ensemble de bassins versants dont le fonctionnement hydrologique est généralement assez homogène.

Carte lithologique au 1/1000000 ème et répartition des quatre grands ensembles hydrologiques. Survoler un des ensembles pour obtenir des informations sur son fonctionnement.

Précipitations, pluies efficaces, humidité des sols et écart aux normales

Les cartes ci-dessous sont produites par la DREAL à partir des données de la chaîne de modélisation SIM de Météo-France. Elles peuvent donc présenter de légères différences avec une analyse issue d’une autre donnée d’entrée produite par Météo-France.

Sur 1 mois

Pour le mois de avril, les pluies cumulées s’étendent entre 4 et 20 mm avec une moyenne de 9 mm. A l’échelle de la région, cela correspond en moyenne à des écarts aux normales de -48 mm soit -83 %.

Ce mois a donc été extrêmement sec sur l’ensemble de la région et, bien évidemment, aucun cumul pluviométrique journalier d’importance n’a été observé. Pour un mois d’avril, l’année 2026 s’inscrit parmi les plus sèches. Il s’agit d’ailleurs du mois d’avril le plus sec jamais observé par le pluviomètre de Rouen depuis 1968, avec seulement 4,2 mm enregistrés. Par ailleurs, ces cumuls mensuels figurent souvent dans le “top 3” des mois d’avril les plus secs. C’est notamment le cas à Dieppe (début des observations en 1950), au Havre (1950), à Alençon (1945) et à Gonneville (1962).

Ces pluies sont donc largement déficitaires à l’échelle de la région, avec un écart compris entre -25 mm et -75 mm par rapport aux normales saisonnières.

Les pluies efficaces, quant à elles, s’échelonnent entre -67 et -37 mm avec une moyenne de -55 mm. A l’échelle de la région, cela correspond en moyenne à des écarts aux normales de -53 mm.

Comme en mars, ce mois affiche logiquement un bilan négatif des pluies efficaces sur l’intégralité de la région. Les valeurs sont relativement homogènes et le déficit est d’autant plus important que les températures ont été clémentes et que la végétation a repris son activité. Là aussi, les écarts aux normales sont compris entre -25 mm et -75 mm.

*Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l'écart absolu (en mm)  aux normales 1991-2020 sur la même période.*

Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l’écart absolu (en mm) aux normales 1991-2020 sur la même période.

Sur 12 mois

Sur les 12 derniers mois, les pluies cumulées s’étendent entre 493 et 1129 mm avec une moyenne de 760 mm. Cela correspond en moyenne régionale à des écarts aux normales de -99 mm soit -12 %.

La situation évolue peu par rapport au mois de mars. Les départements de la Manche et de l’Eure affichent des valeurs globalement proches des normales sur un an.

À l’inverse, le déficit continue de s’accentuer légèrement sur l’Orne, le Calvados et la Seine-Maritime. Le secteur le plus déficitaire demeure, comme le mois précédent, le Pays de Bray.

Les pluies efficaces, quant à elles, s’échelonnent entre 62 et 516 mm avec une moyenne de 249 mm. Cela correspond en moyenne régionale à des écarts aux normales de -63 mm.

Les disparités infra-régionales observées sur la pluviométrie globale se retrouvent dans le bilan des pluies efficaces, bien que les écarts à la normale soient légèrement atténués, notamment grâce aux précipitations significatives enregistrées en février.

Dans ce contexte, le Pays de Bray présente les déficits les plus marqués, avec des valeurs comprises entre -200 mm et -300 mm. Par ailleurs, une bonne partie de la Seine-Maritime, à l’exception de la pointe de Caux, les secteurs du Pays d’Ouche et du Pays d’Auge ornais (zones sources de nombreux cours d’eau normands) affichent également des cumuls de précipitations efficaces sur les douze derniers mois nettement inférieurs aux normales (entre -100 mm et -200 mm).

*Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l'écart absolu (en mm)  aux normales 1991-2020 sur la même période.*

Données de précipitations issues du modèle SIM de Meteo-France. Les cartes de gauche correspondent aux cumul estimés, alors que les cartes de droites correspondent à l’écart absolu (en mm) aux normales 1991-2020 sur la même période.

Chronologie par ensemble hydrologique

Les 4 graphiques ci-dessous permettent d’observer que le déficit du mois d’avril 2026 a bien été généralisé sur les 4 grands secteurs hydrogéologiques de la région.

Avril 2025 avait également été déficitaire : l’écart aux normales des précipitations sur le cumul des douze derniers mois semble se stabiliser par rapport au mois dernier. Celui-ci reste partout installé durablement sous les normales.

A la fin du mois, l’écart aux normales des précipitations annuelles (courbe verte) par ensemble hydrologique se distingue comme suit:

  • -6 % pour le Massif armoricain;
  • -13 % pour le Bassin parisien sud-Seine;
  • -17 % pour le Bassin parisien nord-Seine;
  • -23 % pour le Pays de Bray.

Anomalie de précipitation (en %) mensuelle et annuelle pour chaque secteur hydrologique. L’anomalie mensuelle est représentée sous forme de barres représentant le déficit (rouge) ou l’excédent (bleu) de pluie. L’écart absolu est également indiqué en survolant la barre. L’anomalie annuelle est représentée par la courbe continue verte, elle est calculée sur 12 mois glissants : la valeur pour un mois donné est calculée à partir des barres des 12 mois précédents.

Humidité du sol

En moyenne mensuelle, pour ce mois de avril, l’indice d’humidité des sols est compris entre 0.55 et 0.72 avec une moyenne de 0.64. Les écarts aux normales s’étendent entre -21% et -3% pour une moyenne de -13%.

Les sols normands ont donc continué de s’assécher au cours de ce mois d’avril et enregistrent une humidité légèrement inférieure aux normales de saison à la date du 1er mai 2026.

*Répartition de l’indice d’humidité des sols «SWI» (de l’anglais Soil Wetness Index). Il représente, sur une profondeur d’environ deux mètres, l’état de la réserve en eau du sol par rapport à la réserve utile (eau disponible pour l’alimentation des plantes). Si le SWI est égal à 0, le sol est très sec et les végétaux ne peuvent plus en tirer d’eau, tandis que si le SWI est égale à un le sol à atteint sa réserve utile. Le SWI peut être inférieur à 0 (stress hydrique) ou supérieur à 1 (dépasse la réserve utile).*

Répartition de l’indice d’humidité des sols «SWI» (de l’anglais Soil Wetness Index). Il représente, sur une profondeur d’environ deux mètres, l’état de la réserve en eau du sol par rapport à la réserve utile (eau disponible pour l’alimentation des plantes). Si le SWI est égal à 0, le sol est très sec et les végétaux ne peuvent plus en tirer d’eau, tandis que si le SWI est égale à un le sol à atteint sa réserve utile. Le SWI peut être inférieur à 0 (stress hydrique) ou supérieur à 1 (dépasse la réserve utile).

Situation hydrologique

Cartographie et distribution statistique sur la région

Carte des débits de base (Q3Jn)

Le débit de base des cours d’eau, est représenté par la variable Q3Jn mensuel. Par rapport au mois précédent, les débits de base évoluent en moyenne de:

  • -59% [-80%; -23%] pour le Massif armoricain avec une période de retour moyenne de 5 ans sec contre 3 ans humide le mois précédent;

  • -33% [-63%; -12%] pour le Bassin parisien sud-Seine avec une période de retour moyenne de 4 ans sec contre 2 ans sec le mois précédent;

  • -9% [-22%; 1%] pour le Bassin parisien nord-Seine avec une période de retour moyenne de 2 ans sec contre 2 ans humide le mois précédent;

  • -48% [-65%; -36%] pour le Pays de Bray avec une période de retour moyenne de 5 ans sec contre 2 ans humide le mois précédent.

Les débits de base sont en baisse sur tous les secteurs de la région. Ils sont globalement atteints autour du 30 avril après une diminution quasi-continue des débits tout au long du mois d’avril. Seuls quelques cours d’eau cauchois aux écoulements très soutenus par la nappe comme le Cailly, la Ganzeville, la Durdent ou la Saâne, semblent débuter plus timidement leur baisse printanière.

Dans la dynamique en “dents de scie” de ce début d’année 2026 - à savoir une pluviométrie modéré en janvier, un mois de février fortement excédentaire en pluie suivi de deux mois consécutifs très peu arrosés -, on observe que les cours d’eau du massif armoricain, du pays de Bray et du bassin parisien sud-Seine ont rapidement affiché des débits de base secs à très secs pour un début de printemps. Ce tarissement rapide s’il est courant au printemps sur le massif armoricain et le pays de Bray du fait de leur plus forte réactivité à l’absence de pluies, reste assez inhabituel sur les cours d’eau du bassin parisien au sud de la Seine en cette saison. Sur ce secteur aux écoulements plus soutenus par les eaux souterraines, les forts excédents pluviométriques de février n’ont pas permis de compenser les déficits accumulés durant l’hiver 2025 - 2026, qui a été peu propice à la recharge des nappes.

D’un point de vue statistique, deux tiers des stations du bassin parisien sud-seine affichent ainsi fin avril pour leurs débits de base, une période de retour d’au moins 5 ans sèche, et 10 ans sèche pour un quart d’entre elles prenant majoritairement leurs sources dans le même secteur au centre de la région : sur l’Iton amont, la Charentonne amont, la Touques amont, la Dives amont et la Sarthe amont. Petit bémol toutefois pour les secteurs amont et moyen du bassin de l’Eure où les débits de base restent proches des normales sur l’Eure à Charpont, Cailly-sur-Eure et Charpont ainsi que sur l’Avre à Muzy et à Acon ou la Drouette à Saint-Martin-de-Nigelles.

Sur le massif armoricain deux tiers des stations affichent des débits inférieurs aux valeurs quinquennales sèches d’avril, un tiers d’entre elles aux valeurs décennales sèches et cinq d’entre elles aux valeurs vingtennales sèches d’avril : la Varenne à Domfront, la Mayenne à Madré, la Cance à Tanques et la Souleuvre à Carville. Au sud-ouest de ce secteur, au sud du département de la Manche, plus arrosé cet hiver, les débits de base sont plus proches des normales.

Enfin, on retrouve des débits de bases inférieurs aux valeurs décennales sèches également sur l’Epte amont à Saumont-la-Poterie dans le Pays de Bray.

Qualification statistique saisonnière du débit de base. Chaque point correspond à un site hydrométrique. Il est coloré en fonction de la rareté de la variable Q3Jn du mois en cours relativement aux statistiques de ce mois de l’année. Le survol avec la souris d’un site sur la carte à gauche permet de visualiser son nom et de repérer ce même site sur le graphique à droite, et inversement. Dans le graphique de droite, les sites sont regroupés au sein des 4 grands ensembles hydrogéologiques . Les sites de la Seulles à Tierceville, l’Orne à La Courbe, à Grimbosq, à Thury-Harcourt, la Laize à Fresney-le-Puceux, la Béthune à Saint-Aubin-le-Cauf, l’Epte à Fourges et l’Andelle à Vascoeuil présentent la particularité d’avoir leur bassin versant à cheval sur deux ensembles hydrologiques : ils ont été positionnés au sein d’un de ces deux ensembles, mais peuvent, de fait, présenter une situation hydrologique hydride. Enfin, certains sites identifiés comme focus (anneau noir) font l’objet de commentaires détaillés dans la section suivante.

Carte des débits moyens mensuels (QMM)

Le débit moyen mensuel QMM est une variable qui intègre l’ensemble des écoulements mesurés sur le mois. Il est donc au moins supérieur ou égal au Q3Jn et sera d’autant plus élevé qu’il a beaucoup plu sur le mois considéré. Par rapport au mois précédent, les débits moyens mensuels évoluent en moyenne de:

  • -61% [-80%; -37%] pour le Massif armoricain avec une période de retour moyenne de 4 ans sec contre 2 ans humide le mois précédent;

  • -38% [-67%; -19%] pour le Bassin parisien sud-Seine avec une période de retour moyenne de 5 ans sec contre 3 ans sec le mois précédent;

  • -11% [-24%; 3%] pour le Bassin parisien nord-Seine avec une période de retour moyenne de 3 ans sec contre 2 ans humide le mois précédent;

  • -50% [-63%; -38%] pour le Pays de Bray avec une période de retour moyenne de 6 ans sec contre 3 ans sec le mois précédent.

À l’issue de ce second mois consécutif de déficit pluviométrique, les débits moyens mensuels poursuivent leur baisse sur l’ensemble des cours d’eau normands. Cette baisse très marquée sur la majeure partie du territoire reste, comme à l’accoutumée, plus modérée sur les rivières cauchoises plus soutenues par les eaux souterraines. Cependant, les signes d’une amorce de tarissement saisonnier semble également émerger sur ce secteur très inertiel qui, le mois dernier encore, affichait localement des débits en augmentation, notamment sur le Cailly ou sur l’Yères.

Comme pour les débits de base, la carte des débits moyens mensuels et le graphique des périodes de retour associées ci-dessous mettent en évidence d’une part la relative homogénéité statistique entre massif armoricain, pays de Bray et bassin parisien sud-seine et d’autre part une nette dégradation de la situation statistique par rapport au mois dernier. En effet, plus de 80% des stations représentant ces 3 secteurs ont basculé entre mars et avril dans une situation sèche (au moins triennale sèche) à très sèche (au moins décennale sèche) pour un quart d’entre elles. Au sein de ces trois secteurs, des disparités géographiques peuvent toutefois être identifiées (voir “focus hydrologiques” plus bas).

Si cette dégradation rapide n’est pas rare en cette saison sur les cours d’eau réactifs du massif armoricain ou du pays de Bray à l’issue d’une fin d’hiver et d’un début de printemps peu arrosé, elle est plus inhabituelle pour les rivières du bassin parisien et témoigne d’une faible recharge hivernale des nappes souterraines sur ce secteur. Pour illustrer ce tarissement saisonnier précoce, on remarquera que la quasi totalité des stations du bassin parisien sud-seine affichent une période de retour d’au moins 3 ans secs sur leur moyenne d’avril (excepté l’Avre à Muzy et l’Eure à Cailly-sur-Eure et à Charpont) et que plus d’un tiers d’entre elles affichent des débits moyens d’avril qui figurent parmi les 5 plus faibles observés depuis le début des enregistrements.

Qualification statistique saisonnière du débit moyen mensuel. Chaque point correspond à un site hydrométrique. Il est coloré en fonction de la rareté de la variable QMM du mois en cours relativement aux statistiques de ce mois de l’année. Le survol avec la souris d’un site sur la carte à gauche permet de visualiser son nom et de repérer ce même site sur le graphique à droite, et inversement. Dans le graphique de droite, les sites sont regroupés au sein des 4 grands ensembles hydrogéologiques . Les sites de la Seulles à Tierceville, l’Orne à La Courbe, à Grimbosq, à Thury-Harcourt, la Laize à Fresney-le-Puceux, la Béthune à Saint-Aubin-le-Cauf, l’Epte à Fourges et l’Andelle à Vascoeuil présentent la particularité d’avoir leur bassin versant à cheval sur deux ensembles hydrologiques : ils ont été positionnés au sein d’un de ces deux ensembles, mais peuvent, de fait, présenter une situation hydrologique hydride. Enfin, certains sites identifiés comme focus (anneau noir) font l’objet de commentaires détaillés dans la section suivante.

Evolution pluri-annuelle

On visualise bien sur le diagramme pluri-annuel ci-dessous:

  • l’étiage 2023 qui aura été marqué sur les cours d’eau du bassin parisien au sud de la Seine, du bassin de l’Eure jusqu’au bassin de la Dives, en passant par l’amont des bassins de l’Huisne et de la Sarthe. Les cours d’eau du Pays de Caux au nord de la Seine, du Pays de Bray et du massif armoricain ont globalement mieux résisté à cet étiage 2023 ;

  • sur tous les cours d’eau normands, la rupture très marquée qui est survenue en novembre 2023, faisant basculer les débits des cours d’eau dans une situation plus humide que les normales. Sur une longue période d’un an et demi environ s’étendant jusqu’au printemps 2025, les débits des cours d’eau se sont maintenus le plus souvent au-dessus des normales saisonnières de façon quasi continue, avec deux hivers successifs particulièrement humides, un printemps 2024 arrosé ponctué de crues tardives et localement fortes et enfin un étiage 2024 très peu marqué entre les deux ;

  • à compter de la fin de l’hiver 2024-2025, un glissement progressif en 2025 vers une situation proche des normales sur le Pays de Bray et les autres cours d’eau du bassin parisien et à nouveau nettement sèche sur les cours d’eau du massif armoricain qui ont connu un étiage 2025 marqué sans être exceptionnel (moins marqué qu’en 2022) ;

  • l’année 2026 débute sur une situation contrastée. Après une aggravation de la situation hydrologique en janvier en l’absence de précipitations hivernales significatives, notamment sur le massif armoricain et le bassin parisien au sud de la Seine, le mois de février a marqué un net retournement de situation qui a permis à la majorité des cours d’eau de la région de basculer à nouveau dans une situation humide ou proche des normales, en particulier sur le massif armoricain, le pays de Bray et le bassin parisien sud-Seine. Ce répit n’aura finalement été que de courte durée puisque ce mois d’avril, après deux mois déficitaires en pluie, marque un retour à une situation très sèche sur ces trois secteurs. Il s’agit en l’occurrence du mois d’avril présentant les valeurs statistiques les plus sèches observées au cours de ces 3 dernières années.

Evolution mensuelle de la qualification statistique du débit de base (Q3Jn). Ce diagramme permet de visualiser pour l’ensemble des sites utilisés dans ce bulletin, mois par mois depuis 3 ans, la rareté du débit de base pour le mois considéré. Chaque site est représenté par une ligne à l’intérieur de laquelle chaque case correspond à un mois. La couleur de la case représente la période de retour du Q3Jn de ce site pour ce mois. Le nom du site et la date d’observation du Q3Jn de chaque mois est accessible en survolant le graphique, case par case. Analysé site par site, par grand ensemble hydrogéologique ou à l’échelle complète de la Normandie, ce diagramme donne à voir les grandes tendances hydrologiques sur une profondeur de 3 ans.

Dynamique hydrologique sur l’année et sur le mois : focus sur quelques sites

Les hydrogrammes présentés ci-après illustrent de façon plus détaillée la situation hydrologique de quelques cours d’eau dont les comportements sont jugés soit représentatifs ce mois-ci des 4 grands ensembles hydrologiques de la région soit, au contraire, présentent un caractère singulier utile à commenter. Les stations identifiées en focus dans les cartes précédentes sont utilisées à cette fin. Les graphiques couvrent une période de 3 ans environ, permettant ainsi de suivre l’évolution des débits journaliers des derniers mois et de comparer d’une année à l’autre la situation pour une même saison.

Nous invitons le lecteur pour un suivi fin et sur de plus longues périodes, à se référer à la plateforme de suivi de la situation hydrologique normande, ou encore directement sur l’HydroPortail.

Pays de Bray

Sur les cours d’eau du Pays de Bray, l’effet des précipitations du mois de février sur les débits aura été marqué mais d’une durée finalement limitée. La nette tendance à la baisse amorcée et déjà commentée en mars s’est logiquement poursuivie en avril en l’absence de pluies significatives sur ce secteur de Seine-Maritime où les cours d’eau sont très sensibles aux pluies comme à leur absence prolongée. On constate sur l’hydrogramme ci-dessous de l’Epte à Gournay-en-Bray, comme sur celui de l’Andelle à Rouvray-Catillon sur le bassin voisin, que les débits auront été durablement au-dessus de la médiane cet hiver seulement entre début février et début mars. La baisse est quasi-continue depuis et on retrouve fin avril des débits proches de ceux observés mi-janvier qui étaient particulièrement bas pour un début d’année. L’hiver hydrologique 2025-2026 apparaît donc nettement comme peu “volumique” en comparaison des deux précédents hivers.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Bassin parisien nord-Seine

Même en mettant à part le Pays de Bray (commenté dans l’onglet précédent), les autres cours d’eau normands situés au nord de la Seine continuent de montrer une variété de comportements hydrologiques assez remarquable :

  • sur les cours d’eau cauchois à proprement parler, très liés à la nappe de la craie, les débits évoluent peu en avril compte-tenu du fonctionnement très inertiel de ces cours d’eau et sont souvent proches des normales en ce début de printemps. Ce constat simple et plutôt rassurant cache toutefois le fait que l’effet de la recharge des nappes sur les cours d’eau y a été timide, ce qu’on voit nettement sur tous les hydrogrammes de ce secteur, comme ici sur celui da la Saâne : moins intense, plus courte, la recharge aura été bien moins volumique que les deux années précédentes. La baisse progressive depuis 2024, bien visible sur ces hydrogrammes, en est une conséquence;

  • plus au nord, sur la Bresle et l’Yères, même constat sur les faibles volumes écoulés l’hiver dernier en comparaison des deux précédents. Sur l’Yères ci-dessous, les débits sont tout juste passés au-dessus des normales en février. Ne bénéficiant pas de l’inertie hydrologique de ces voisins cauchois plus au sud, la tendance est à la baisse depuis, aboutissant fin avril à des débits de périodes de retour comprises entre 3 et 5 ans sèche, comme entre octobre et janvier;

  • enfin, originalité depuis quelques mois déjà, tout à l’est, l’Aubette de Magny se démarque par un comportement hydrologique distinct depuis l’automne 2025. Bien qu’un peu plus réactive aux pluies, elle était très en phase avec les cours d’eau du Pays de Caux depuis novembre 2023, présentant des débits systématiquement supérieurs aux normales saisonnières pendant deux ans. Mais contrairement à eux, l’hiver hydrologique 2025-2026 a été clairement plus humide sur l’Aubette de Magny (avec même une crue notable en février) et les débits sont restés au-dessus des normales, et ce désormais depuis 2 ans et demi. Il s’agit de la seule station restant dans cette situation sur la Normandie.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Bassin parisien sud-Seine

Sur cette partie sud du bassin parisien normand, les dynamiques des cours d’eau sont beaucoup plus homogènes : l’hiver hydrologique 2025-2026 aura été peu volumique - ce qui est bien visible sur les hydrogrammes en comparaison des deux hivers précédents -, marqué principalement par les crues tardives de février et une tendance à la baisse depuis début mars, avec des débits fin avril très proches de ceux observés mi-janvier.

Les situations statistiques ne sont toutefois pas les mêmes selon les secteurs en ce début de printemps. On retrouve d’ailleurs une répartition géographique assez proche de celle observée mi-janvier avant la période la plus pluvieuse de l’hiver dernier :

  • sur l’Eure (ici à Charpont) et sur ses affluents amont, notamment la Drouette, une situation qui redevient proche des normales fin avril après avoir passé 2 à 3 mois au-dessus;

  • plus à l’ouest, les têtes de bassins versants de l’Avre, l’Iton, la Risle, la Charentonne, la Touques, la Dives, l’Orne (ici sur l’Ure) connaissent les situations les plus sèches de ce secteur : les débits y étaient revenus bien plus vite sous les normales, dès le mois de mars, et présentent fin avril des statistiques sèches (plus que quinquennales sèches en général, plus que décennale sèche ici sur l’Ure) comme en janvier;

  • des situation intermédiaires sur les stations aval de la Risle (ici à Pont-Authou) ou de l’Iton à Normanville avec des situations modérément sèches fin avril.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Massif armoricain

Sur les cours d’eau du massif armoricain normand, après un hiver hydrologique globalement “timide” comme ailleurs en Normandie, l’absence de pluies depuis 2 mois conduit à une baisse généralisée et bien visible sur tous les hydrogrammes.

Cette baisse aboutit à des débits précocement bas sur une partie de ce secteur, notamment dans l’est. C’est le cas illustré par la station du Noireau à Cahan, mais que l’on retrouve également sur la Rouvre, l’Odon, la Seulles, la Vire et sur le bassin de la Mayenne en Normandie. La baisse est forte depuis début mars et si les débits étaient encore proches des normales en mars, ils sont bien en dessous fin avril, majoritairement inférieurs aux débits décennaux secs, ce qui marque une dégradation rapide de la situation.

La situation est moins sèche à l’ouest, le département de la Manche n’ayant pas enregistré les mêmes déficits de pluie depuis un an (voir carte de pluies sur 12 mois) et ayant bénéficié de davantage de pluies en février. C’est le cas au nord dans le Cotentin sur la Divette à Octeville où la situation hydrologique est moins sèche qu’à l’est fin avril et surtout dans le sud-Manche, du Thar près de Granville au bassin de la Sélune (ici sur l’Airon) où les débits sont proches des normales en avril. Plus arrosé en février, ce secteur a connu des crues marquées mi-février, dont les bénéfices sur les débits se font encore ressentir, d’autant plus que certains bassins ou sous-bassins (Sée, Airon, Beuvron) sont à dominantes granitiques et restituent avec délai les excédents pluviométriques hivernaux.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Graphique d’évolution des débits (hydrogramme) sur 3 ans. La courbe en bleu représente les débits moyens mesurés sur 3 jours consécutifs. Les pastilles colorées permettent de visualiser les valeurs les plus basses de chaque mois (Q3Jn) : elles sont positionnées à la date à laquelle ces valeurs sont observées et colorées selon leur rareté (période de retour) pour le mois considéré, aidant à l’analyse de la situation en moyennes et basses eaux, notamment pour le suivi de la ressource en eau. La courbe médiane (en vert) correspond au débit qui a une chance sur deux d’être observé ce même jour. Enfin, les deux droites en haut du graphique correspondent aux débits de crues de période de retour 5 ans et 10 ans (moyennés sur 3 jours, en cohérence avec la courbe des débits observés), aidant à l’évaluation de l’intensité des crues.

Glossaire

Année hydrologique : période continue de douze mois choisie de façon à minimiser les reports hydrologiques d’une année sur l’autre. Elle débute à une date de l’année où les réserves sont au plus bas et est donc choisie en fonction des conditions climatiques de chaque région. En Normandie, celle-ci débute par convention au 1er septembre.

Évapotranspiration : quantité d’eau évaporée (à la surface du sol et des étendues d’eau) et transpirée par les plantes. Elle peut être potentielle (quantité d’eau potentiellement mis en jeu) ou réelle (quantité d’eau effectivement évapotranspirée).

Pluies efficaces : les pluies (ou précipitations) efficaces sont égales à la différence entre les précipitations totales et l’évapotranspiration réelle. Ces précipitations sont soit stockées, soit infiltrées (recharge des nappes) soit ruisselées.

Niveau piézométrique (ou par raccourci piézométrie): altitude ou profondeur (par rapport au sol) de la surface de la nappe souterraine.

Recharge des nappes: période/phénomène d’augmentation des niveaux des eaux souterraines. On parle régulièrement de recharge hivernale.

Vidange des nappes: période/phénomène de baisse des niveaux des eaux souterraines. On parle régulièrement de vidange estivale.

Débit de base / VCN3 / Q3Jn : il s’agit du débit du cours d’eau en l’absence de ruissellement consécutif à de récentes précipitations. La grandeur choisie pour le quantifier est le VCN3, débit moyen minimal calculé sur trois jours consécutifs pour une période donnée (mensuelle pour ce bulletin)

Hydraulicité : rapport du débit moyen sur une période donnée (mensuelle ou annuelle) à sa moyenne interannuelle sur cette même période. Elle permet de positionner simplement le débit d’une année ou d’un mois donné par rapport à l’année normale ou au mois normal.

Médiane : pour un échantillon de valeurs ordonnées, la médiane correspond à la valeur qui se trouve au point milieu de cette liste, permettant de couper l’ensemble des valeurs en deux parties égales (50%) en nombre de valeurs. Elle diffère de la moyenne de ces valeurs.

Fréquence ou Période de retour : la fréquence (au dépassement) d’un événement est la probabilité que cet événement soit atteint ou dépassé chaque année. La période de retour (ou récurrence) est l’inverse de la fréquence. Exemple : une crue décennale a, chaque année, une chance sur dix d’être atteinte ou dépassée

Débit mensuel quinquennal humide (resp. sec) : pour un mois considéré, c’est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 (resp. 4/5) d’être dépassé chaque année. Il permet de caractériser un mois calendaire de forte hydraulicité.

Débit de base quinquennal humide (resp. sec) : c’est le débit de base (Q3Jn) qui a une probabilité de 1/5 (resp. 4/5) d’être dépassé chaque année.

Tarissement d’une rivière: phénomène de décroissance régulière du débit en l’absence de précipitations et d’intervention humaine

Étiage : période de l’année hydrologique où le débit d’un cours d’eau est bas. Il s’établit par le tarissement progressif du cours d’eau peu ou pas entrecoupé de précipitations.